Peepoodo a besoin de nous !

Petit écart à ma ligne éditoriale habituelle pour de la pub : le kickstarter pour la saison 2 de Peepoodo. C’est par ici.

Il vous reste 31 jours pour participer.

Si vous ne connaissez pas, la saison 1 est ici. C’est une série fort, hum… éducative 🙂

Playlist XXX

Si comme moi, vous avez un animal domestique qui gratte aux portes, miaule à la mort, se jette contre les murs quand vous êtes occupés ; que vos voisins hurlent dans le couloir, que les enfants de la résidence jouent en braillant dans la cour en bas de vos fenêtres, … vous avez certainement besoin d’une bonne playlist sexe.

A moins que vous aimiez le dirty-talk entrecoupé de « meeeooowww » et de « MAMAAAAAAAAAAAAAAN Dylan il a volé mon véloooo ». Chacun ses goûts, je ne juge pas.

Exemples d’ennemis du sexe.

Je vous propose donc ma playlist-cul pour accompagner vos hormones en folie en ce début de printemps.

J’assume parfaitement mes goûts d’adolescente, c’est mon coté écolière-SM

ps : cette playlist mériterait un petit nettoyage, je vous l’accorde. Et un jour, peut-être, j’améliorai les enchainements entre les morceaux. C’est en projet.

Playlist de ma vie imaginaire : Fado

Comme tout le monde, quand ça ne va pas je me réfugie au fond de moi pour y retrouver des airs familiers. Mes petites berceuses personnelles, douces et rassurantes.

Il se trouve que j’ai des origines portugaises, mon grand-père fabriquait ses propres guitares et en jouait. Il faisait parti du groupe de fado du village.

Je ne l’aimais pas vraiment, je ne le connaissais pas vraiment non plus. Et dans le fond, il ne m’a jamais intéressée. Je ne connais même pas son nom complet… Seulement, quand il est mort, j’ai ressenti une grande tristesse à l’idée que plus personne désormais ne jouerait de la guitare le soir après les repas trop lourds et enfumés. Cette perte là m’a brisée le cœur.

Dans les faits, il jouait très peu en famille, je crois qu’il ne nous aimait pas plus que nous l’aimions. Il ne jouait même pas ces airs là… Enfin… Peut-être pas. Je ne sais pas.

Toujours est-il qu’avec le temps, les images d’Épinal du vieil homme à sa guitare se sont mêlés à mes souvenirs. Elles se sont superposées par strates aux images de mon propre père et de sa guitare, aux calmes soirs d’été, aux aboiements des chiens au loin, aux odeurs de la terre, de l’air salé, des orangers…

Ces airs sont devenus au fil des écoutes une sorte de territoire, un espace affectif. Ils ont accompagnés ma solitude quand je vivais en Italie, dans ce Sud qui n’était pas le mien.

Je m’attache souvent plus au lieux qu’aux gens, et là tout entier, j’ai mes eucalyptus, mon océan violent et sauvage. Ici se trouve tout mon attachement à ces racines dont je n’ai qu’en partie hérité.

Voici la première bande son de ma fausse biographie.

Café Kinbaku

Hier soir monsieur ChatonMystère et moi-même étions à un spectacle de Shibari dans un bar parisien.

La descriptif de French Bonds, qui organise, nous présente ainsi l’évènement « C’est l’occasion de boire des coups en regardant des personnes se faire attacher, dans un esprit fun et sensuel, érotique ou joyeux. Pour les performers c’est l’occasion d’attacher devant un public pas forcément habitué des sessions de Shibari, de tester une performance nouvelle, de venir jouer avec un public… captif.

Affiche mal photographiée de l'évènement
Affiche très mal photographiée au téléphone portable, de nuit et étant légèrement ivre

Nous avons beaucoup aimé, c’était esthétique et érotique : les cordes qui rentrent dans la chair un peu molle, la rudesse de la corde contre la peau. Les corps complétement abandonnées, offerts. Et la douleur aussi, les marques sur la peau, les gémissements de plaisir et de douleur
mêlés…

L’encordeur était précis et technique dans ses mouvements et en même temps plein d’une tension presque fébrile.
Par ailleurs, il accordait beaucoup d’importance au tableau qu’il nous donnait à voir et cherchait à nous faire voir à travers ses yeux.

Il s’amusait quelques fois des postures qu’il faisait prendre à ses performers, en riait avec nous. L’ambiance était légère, détendue.

Nous y retournerons certainement, le seul point négatif c’était le manque d’espace (nous étions franchement les uns sur les autres).

Ça nous a même donné envie de prendre des cours.