KOZMETIKA : Kozmetika

J’ai l’immense chance de fréquenter des personnes de goût. C’est ainsi que samedi soir _déprimée d’avoir raté le MOFO #15 parce que je n’avais pas pris de prévente_ j’ai été invitée à rejoindre des amis d’un ami au Chair de Poule pour assister à un dj-set «entre chanson napolitaine et death metal».
Et quel set !

Ça faisait hyper longtemps que je n’avais pas été convaincue par un dj.
Là, c’était super : les deux djs étaient pointus et éclectiques : de la bonne musique, choisie avec soin. Parfait !

Voilà comment j’ai découvert ce week-end Kozmetika (Козметика en cyrillique). Un groupe de new-wave serbe (yougoslave à l’époque) qui a sorti cet album en 1983.

Vous noterez la subtilité de la pochette. Son petit aspect kitch, la police vieillie et la choucroute de la femme nue ; le côté arty du bébé-bizarre. Tout y est pour de la new-wave intellectuelle/du post punk funky.
Le tout chanté en serbe (et j’adore les langues slaves <3).

GLORIOUS DIN : Leading Stolen Horses

Glorious Din est une pépite malheureusement méconnue du post-punk américain. J’ai écouté « Leading stolen horse » en boucle le printemps dernier… puis, je suis passée à autre chose, je l’ai oublié.
Il y a deux jours je suis retombée dessus et ça m’a fait la même claque qu’à la première écoute. Put**n qu’il est bien cet album, tellement accrocheur.

L’album est relativement court, c’est 36 minutes intenses d’un post-punk plutôt sec, froid et tribal, auquel s’ajoute quelques touches de mélodies orientales, le tout servi par la voix ample, grave et mélancolique d’Eric Cope, le chanteur.

C’est définitivement un superbe album.

Café Kinbaku

Hier soir monsieur ChatonMystère et moi-même étions à un spectacle de Shibari dans un bar parisien.

La descriptif de French Bonds, qui organise, nous présente ainsi l’évènement « C’est l’occasion de boire des coups en regardant des personnes se faire attacher, dans un esprit fun et sensuel, érotique ou joyeux. Pour les performers c’est l’occasion d’attacher devant un public pas forcément habitué des sessions de Shibari, de tester une performance nouvelle, de venir jouer avec un public… captif.

Affiche mal photographiée de l'évènement
Affiche très mal photographiée au téléphone portable, de nuit et étant légèrement ivre

Nous avons beaucoup aimé, c’était esthétique et érotique : les cordes qui rentrent dans la chair un peu molle, la rudesse de la corde contre la peau. Les corps complétement abandonnées, offerts. Et la douleur aussi, les marques sur la peau, les gémissements de plaisir et de douleur
mêlés…

L’encordeur était précis et technique dans ses mouvements et en même temps plein d’une tension presque fébrile.
Par ailleurs, il accordait beaucoup d’importance au tableau qu’il nous donnait à voir et cherchait à nous faire voir à travers ses yeux.

Il s’amusait quelques fois des postures qu’il faisait prendre à ses performers, en riait avec nous. L’ambiance était légère, détendue.

Nous y retournerons certainement, le seul point négatif c’était le manque d’espace (nous étions franchement les uns sur les autres).

Ça nous a même donné envie de prendre des cours.

Lu ailleurs : Paris va aider les salles de concerts !

Il y a environ un an, la Méca arrêtait les concerts. Depuis je pleure chaque jour de désespoir, j’erre dans les rues parisiennes ne sachant que faire de ma pauvre carcasse foutue.

Bonne nouvelle ! La ville de Paris va filer de l’argent aux petits cafés-concerts qui se meurent les un après les autres.

Ma cave chérie fait partie du lot : la Méca devrait théoriquement reprendre les concerts « courant 2019 ». A suivre !

Lire l’article de Gonzai ici : La Mairie de Paris sort le carnet de chèque pour les petites salles parisiennes

MARIA VIOLENZA : Scirocco

Cette semaine, dans mes oreilles : une italienne synthétique et punk. J’écoute Scirocco (Kakakids Records & 1000 Balles). L’album est sorti il y a déjà quelques mois, en septembre 2018 pour être précise. Ça s’écoute ci-dessous et ça vaut le détour.

L’album s’ouvre avec La ballade de l’indifférence hautement sexy et immensément choupi. (RAH cet accent ❤ ), se ferme avec le nostalgique air sicilien (?) de Quannu iu moru.

Au milieu ? Moisissure, Sicilian ghost, Il Palermitano, entre autres envoient du pâté.

L’ensemble, c’est un son un peu froid, des mélodies entrainantes, des ambiances souvent mélancoliques, parfois énervées qui nous baladent quelque part entre la région parisienne et le sud de l’Italie.

J’oubliais : elle a évidemment le bon goût de faire partie de la Grande Triple Alliance Internationale de l’Est. Et elle sera présente au MOFO le 26 janvier 2019 !