EINSTÜRZENDE NEUBAUTEN : Strategien Gegen Architekturen (80-83)

Je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter Einstürzende Neubauten, wikipédia fait ça très bien en plus.

C’est un groupe que j’adore et je n’avais pourtant jamais écouté cet album. Il s’agit d’une compil’ des travaux du groupe entre 80 et 83 comme son nom l’indique. C’est absolument dans l’esprit des premiers albums, ceux que j’aime le plus.

C’est l’été, j’ai donc tout le temps de reprendre la discographie des Neubauten pendant mon temps libre et de ré-écouter plus attentivement la suite des  Strategies against Architecture que j’ai bêtement mis de côté lors de mes écoutes, pensant qu’il s’agissait de reprises et de versions lives qui n’apportaient pas grand chose de plus.

Et bien, c’est faux. Il y a en fait un certain nombres chansons qui ne figurent pas sur les albums (j’ai beaucoup aimé « Schwarz » sur cet album) et les versions lives d’EN ont de toute façon toujours de l’intérêt.

Voilà de quoi m’occuper pendant mes vacances 🙂

AUS

C’est grâce à l’excellent site Des Cendres à la Cave que j’ai découvert AUS. Je vous invite à lire l’article en question (ici). Je n’en sais pas plus qu’eux sur l’histoire de ce groupe.

Je sais seulement qu’il s’agit d’un groupe de post-punk féminin originaire de Berlin et que cet album est leur démo.

Elles proposent un post-punk qui sonne comme une sorte de croisement entre X-mal Deutchland pour le chant et Malaria! pour l’aspect punk. Le tout remis au goût du jour. C’est un réel plaisir. Ce n’est certes pas l’originalité absolue, néanmoins c’est hyper addictif.

Je rappelle que c’est leur démo, donc oui, on peut noter quelques défauts, à mon avis, le principal c’est le côté répétitif des chansons.

Mise à part ça, l’album est très bon : la voix froide et détachée se découpe sur le fond de la musique plus rentre-dedans. Ça crée un contraste intéressant qui donne de la profondeur à l’ensemble. Avec, par dessus, des petits claviers assez goth, pour l’atmosphère.

J’aime particulièrement leurs rythmiques percussives. Je suis toujours sensible à cet aspect du post-punk, qui parle directement à mon estomac, alors que le côté mélancolique et froid réveille ma sensibilité. (#TrueDark (mon correcteur automatique me propose «Truffaut», faut vraiment que je me pose des questions sur ma vie)).

Bref, c’est un album envoûtant malgré son tout petit défaut. Je le trouve très « urbain » : il m’évoque la ville, son ciel gris à travers les tours, ses recoins oubliés. Le tout recouvert d’un voile gris. Une ambiance glacée et percutante. J’aime beaucoup.

TOTENWALD : Dirty Squats & Disco Lights

Début janvier je suis allée à l’Unpleasant Grrrl’ Meeting festival au Cirque Électrique où j’ai vu Totenwald, un groupe de death rock allemand qui commence à faire parler de lui.

C’est un death rock franchement punk notamment grâce au saxo qui donne un son hyper dansant et rythmé à cet album.

Je vous conseille de jeter une oreille à Shadows et Alone, qui me fait penser à Skeletal Family. Je pense que c’est d’ailleurs la chanson que je préfère sur cet album, elle me reste en tête pendant des heures.

Et si par bonheur, vous avez l’occasion d’aller les voir sur scène, courez-y.
C’était un super concert, parmi les meilleurs de ceux que j’ai vu au fest’, sur scène ils ont une bonne énergie, le son est hyper propre. La chanteuse y tient beaucoup visiblement, elle a passé un temps fou à demander toutes sortes de réglages à l’ingé-son, mais ça valait le coup.

Le show dans son ensemble était d’ailleurs « impeccablement propre ». S’en était presque déroutant pour un groupe aussi visuellement punk.

En plus, petit bonus, si vous êtes suffisamment proche de la scène vous pourrez contemplez les sous-vêtements de la chanteuse. 😛