JUDAS DONNEGER

Aïe.

C’est un peu l’effet que ça fait au premier abord, Judas Donneger. Ça fait « aïe » pas tant dans les oreilles _enfin si, quand même_ mais surtout dans la tête et le cœur.

C’est sombre. Ça crie, ça crache, ça gueule.

Ça éviscère aussi. Et il bien faut se l’avouer, c’est pas beau à l’intérieur. Mais putain, ça fait du bien aussi d’écouter quelques-uns vomir leurs tripes sans retenue.
On se laisse porter par ces images qui nous conduisent en serpentant dans nos recoins les plus glauques. Des images de parking vides, de camés, de vie de misère, de violence péri-urbaine …
C’est un univers morne à l’horizon plombé comme dirait l’autre.

L’air y est irrespirable, suffocant… ça sent la merde et le sang.

Je ne sais même pas par quel bout vous conseiller d’entrer dans ce groupe, mais je vous conseille d’y faire un tour. (edit : j’ai changé d’avis et mis deux vidéos à la fin !)
Un jour où vous serez prêt à vous prendre ça dans la gueule, parce que c’est toujours une expérience, Judas Donneger.

Moi, je me traine dans leur sillage les matins où ça ne va pas, quand j’ai pas envie, pas envie d’avoir l’air aimable, pas envie de bouger mon cul jusqu’au boulot, pas envie de dire « bonjour, s’il vous plaît, c’est bien urbain à vous mon cher monsieur ». Alors je me réfugie dans leur haine, elle m’enveloppe comme un manteau trop grand pour moi, c’est aussi rassurant qu’inconfortable.
C’est-à-dire que… à la fois ils me consolent de ma difficulté d’être, je me sens moins seule, et en même temps ils me heurtent avec leur violence, ça en fait de la haine à manger au petit-dej.

Enfin, bon ça s’écoute par là https://judasdonneger.bandcamp.com.

Bonne dégustation.

Dernier conseil pour la route : n’hésitez pas à ruminer un peu leurs albums, il me faut toujours peu de temps pour les apprécier.